Coup de cœur pour les Vava’U

Nous tombons sous le charme de l’archipel des Vava’U, ses îlots sauvages à la végétation luxuriante et aux plages de sable blanc, ses eaux claires et chaudes aux camaïeux de bleu, ses mouillages paisibles abrités du vent et de la houle, ses courtes navigation sur un océan d’huile d’un mouillage à l’autre et le spectacle émouvant offert par les baleines à bosse…

Faut dire que nous avons l’âme romantique sur Kéops et tombons souvent amoureux des lieux depuis notre départ. Enfin, nous vivons un rêve et avons du mal à noircir le tableau de la carte postale, alors nous nous focalisons sur les mouches, faut bien râler un peu, on a quand même un pavillon français ! Et puis Charlie s’efforce de temps à autre de nous mener la vie dure, histoire de nous ramener les pieds sur terre. Ah oui, il y a aussi la pompe d’eau de mer qui n’est toujours pas réparée dans la cuisine (les pièces seront bientôt livrées aux Fidji), il faut donc faire la vaisselle sur la plage arrière, face à des paysages époustouflants d’accord, mais on est déconcentré par le souffle des baleines, puis c’est pas ergonomique la plage arrière pour faire la vaisselle, puis ça fait mal au dos de lever les seaux d’eau de mer. Là c’est Ophélie qui peste, et Thierry qui riposte « vivement le F3 au bord du périph, tu auras tout le temps de regarder le lave-vaisselle tourner… ». N’importe quoi, comme si on pouvait voir à travers le hublot comme dans une machine à laver le linge, c’est bien une réflexion de macho ça. Bon la vérité c’est que ça ne se passe pas vraiment comme ça pour la vaisselle sur Kéops. En général, Thierry et Ophélie se chamaillent pour la faire, et Charlie, par conséquent persuadé que c’est une activité exaltante, prend la défense de sa maman et supplie son papa de ne pas la faire pour laisser ce plaisir à maman. Et au final, c’est Thierry qui s’y colle en soutenant que cela ne l’ennuie pas. C’est que l’on a de sacrés problèmes existentielles sur Kéops. Comme vous le constatez ci dessous, Thierry a aussi pris l’option couture.P1140180

Allez, on vous fait découvrir les Vava’U. Nous avons du mal à trier les photos, alors nous abreuvons le blog, cela nous fera des souvenirs les jours de grisaille à notre retour. Merci à Claude et Marie-Pierre de Vahini pour les photos aériennes de Kéops!

Notre premier mouillage est Port Maurelle (18° 42.0038 S ; 174° 01.7969 W):

Kapa

Trois voiliers sont déjà mouillés, mais c’est spacieux. La baie est magnifique, inhabitée, les eaux translucides et la plage superbe.

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Le lendemain, nous allons sur l’annexe de Vahini (le catamaran ci-dessus) explorer les alentours, notamment une grotte dans laquelle nous pénétrons en annexe. Nous chercherons en vain une seconde grotte, accessible par 2 m de fond et via un tunnel de 4 m de long, en compagnie d’un petit troupeau de dauphins mais qui resteront toujours à distance.

Après deux jours de ce coin paradisiaque, nous filons toujours avec Vahini vers Avalau (18° 45.0394 S ; 174° 04.8930 W) où nous mouillons en bord du lagon:

AvalauEncore un mouillage paradisiaque ! L’île est inhabitée. Claude pénètre dans la brousse avec son coupe-coupe et revient chargé de cocos et d’un cœur de palmier. Miam, miam!

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Dans la nuit, il se met à pleuvoir fort et ce jusqu’au lendemain soir. Nous passons donc une journée humide, très humide, à l’intérieur de Keops. Nous nous essayons à élaborer des récupérateurs d’eau de pluie. Notre récolte sera d’environ une quarantaine de litres. Nous ferons mieux la prochaine fois. Dans la journée, et surtout dans la nuit qui suit, le vent se renforce et nous décidons de nous déplacer vers un mouillage plus abrité.

Direction l’île de Vaka’eitu (18° 43.3722 S ; 174° 06.0488 W) à quelques milles de là. Sur la route, nous apercevrons des baleines.

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Nous y sommes très à l’abri du vent : c’est calme plat.

Vaka'eitu

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Une seule habitation peuple l’île. Vahini a fait comme nous et nous poursuivons notre voisinage. Un des guides de mouillage dont nous disposons, mais qui date de 2004, indique un lodge sur la hauteur de la partie nord de l’île (bière fraîche, plats locaux, vue splendide, etc.). Ni une ni deux, nous voilà partis. Annexe à l’eau et en route vers la plage. Là, il faudra bien 20 minutes à Thierry pour dénicher le chemin qui mène vers le haut de l’île, machette en main. Nous crapahutons sur un sentier sous le couvert végétal dense pour aboutir à des ruines avec des bougainvilliers magnifiques devenus sauvages. Et oui, le lodge a été abandonné. Adieu les bières fraîches et la glace ! Malgré la grisaille, Charlie ne peut résister à la baignade.

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L ‘après-midi nous avons la visite du couple qui habite l’île et qui vient nous informer qu’ils organisent une « fête » dans deux jours pour les « boaties », moyennant finance évidemment. L’objectif étant de réunir suffisamment de fonds pour acheter un nouveau hors-bord, nécessaire pour amener tous les jours les enfants (ils en ont 11!) à l’école sur l’île voisine. Nous acceptons mais il nous faudra avant faire un aller-retour à Neïafu, à 9 milles de là, car nos réserves de vivres sont épuisées. Le lendemain matin, Thierry et Claude vont plonger de l’autre côté du récif, un endroit nommé « Coral garden ». Les coraux ne sont pas si magnifiques que ça, les effets des précédents cyclones et de la pêche à la dynamite se ressentent. Pas trop de poissons non plus ; en revanche, tout au long de la plongée ils sont accompagnés par des chants de baleines sans les voir.

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L’intermède citadin se fait sans accroc : chinese shops, restaurant et un superbe breakfast au Tropicana café. Charlie souhaite être élégant pour le restaurant, ce qui signifie pour lui d’enfiler un jean, assortir les couleurs et son collier « baleine »!

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Seule ombre au tableau, lorsque nous arrivons au marché, les hôtels et les lodges des environs ont raflé tous les œufs disponibles de l’île. Nous nous passerons de crêpes et de gâteaux la semaine à venir ! Retour à Vaka’eitu. Le soir, il y a une quinzaine de personnes à la « fête » (kiwis, australiens, américains et nos amis de Vahini) organisée sous un splendide banian (pig’s tree) et un petit cochon bien grillé ! C’est convivial, nos hôtes nous font l’honneur de quelques chansons et danses tongiennes.

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Le lendemain, nous levons l’ancre pour l’île de Hunga et sa baie-lagune très fermée.

Hunga IslandEnfin, nous ne levons l’ancre qu’à moitié car la chaîne est bloquée par 15 m de fond. L’homme grenouille du bord s’équipe et s’en va démêler tout ça. En effet, la chaîne s’est empêtrée dans plusieurs grosses patates de corail. Dix minutes plus tard, nous voilà libres et nous faisons route vent arrière. Sur la route, nous voyons au loin sauter des baleines, et nous en croiserons deux à proximité mais qui sonderont rapidement.

P1140333P1140326L’entrée dans la lagune est très étroite et peu profonde, la vigie placée à la proue fait son job. En revanche, la lagune est très profonde et les rives abruptes. Nous mouillons au bord d’une petite plage en tirant des bouts au rivage. Nous sommes à moins de 15 m du rivage mais il y a déjà 9 m d’eau sous la coque et l’ancre est mouillé par 25 m de fond. L’eau est transparente sous le bateau. Il fait très chaud les deux jours que nous restons là et nous ne cessons de nous baigner.

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Nous faisons la connaissance de Va’a, un habitant du village situé à quelques coups de rames de pirogue de notre mouillage et qui ce matin-là pêchait à l’épervier des appâts pour ensuite aller taquiner le gros pélagique à l’extérieur (mahi mahi, thon, waouh, etc.). Il nous conte aussi comment il cultive les huîtres perlières dans la lagune, en utilisant comme nucléus une roche volcanique particulière qu’il récupère environ tous les dix ans quand il y a une éruption du volcan située à l’ouest des Vava’u.

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Les guides de navigation indiquent plusieurs lodges aux alentours. Avec Claude et Marie-Pierre, nous organisons plusieurs expéditions apéro, voire repas, mais à chaque fois nous trouverons soit porte close soit bâtiments abandonnés. Alors, nous nous rabattons sur Keops et Vahini dont nous liquidons les réserves de vin blanc et de rhum ! En matinée nous sommes plus sobre, dégustation de lait de coco ou d’un délicieux smoothie papaye préparé par Marie-Pierre.

P1140289P1140293 Ayant attendu la marée haute, nous quittons la lagune de Hunga et Vahini pour nous rendre à l’îlot de Monou (prononcer Moh-OO-Noo), privé et doté d’un lodge, dans l’espoir de faire une sortie pour nager avec les baleines. Mais c’est une autre histoire !

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